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Electricité sale / Electricité propre
jeudi 04 octobre 2007, a 14:32
T.H.T en Nouvelle Zélande: rapport gouvernemental.
 

  www.next-up.org Traduction source http://www.nzherald.co.nz/section/story.cfm?c_id=204&objectid=10458898

Communication de Santé

Conclusions de la principale enquête sur les risques sanitaires des lignes THT.

21 08 2007 par Simon O’Rourke

Vivre près des lignes à haute tension augmente le risque de leucémie d'enfance, la perte de la santé et d’autres pathologies, indique une commission d’enquête médicale d’experts. Cependant, le ministère de la santé et Transpower (ndlr : l’équivalent de RTE) pensent que les normes existantes sont correctes et souhaitent « aucun changement » de la politique gouvernementale. L’évidence très documentée a été présentée par l’ équipe du Dr Robin Smart, urologiste à Auckland lors d’une audition publique à Hamilton, elle corrobore l’ensemble des études du monde au sujet des effets délétères sur la santé dus à l’exposition aux champs électriques et magnétiques (CEMs) des lignes à haute

La vie sous les THT a été liée aux cancers et à d'autres maladies. Photo/Greg Bowker

tension. En s’appuyant sur 83 études épidémiologiques il a lancé un appel pour une révision drastique des normes courantes par un facteur de 300.

Une telle révision aurait des ramifications étendues, dont actuellement la plus importante pourrait être celle qui précipiterait la non réalisation du projet controversé d’une ligne THT de 400KV de Transpower parce qu'elle serait non rentable.

Les adversaires disent que la servitude du couloir de 65 m vide de toute habitation proposée par Transpower est trop étroite pour assurer la sûreté publique. Ils pensent que ce couloir à travers les 190km de champs de Waikato devrait passer à 600m.

Le Dr Robin Smart, parlant au nom du nouveau lobby anti-THT, a indiqué que la norme en vigueur en Nouvelle Zélande concernant l'exposition aux champs électriques et magnétiques de 100 microtesla(100 µT) (ndlr : idem en France) était "une plaisanterie". Il pense que l'exposition devrait être limitée à 0.3 microtesla.

Le ministère de la santé et Transpower, avec le gouvernement, employent cette norme qui est tellement haute, qu’en réalité cette limite étant irréelle de par sa grandeur elle n’était évidemment jamais atteinte, a déclaré le Dr Robin Smart.

 

Le gouvernement et Transpower se fonderaient sur des normes périmées, édictées en 1997 par la Commission Internationale sur la Radioprotection non Ionisante (ICNIRP). (Ndlr : Le président-fondateur de l’organisation privée ICNIRP n’étant que... M. Repacholi !). Il a rajouté : Cette norme a été mal évaluée dans son application par les décideurs Gouvernementaux.

Cette norme a été rédigée à l'origine comme une directive pour les écoles et les habitations pour «des effets de santé immédiats à court terme tels que la stimulation des nerfs et des muscles, due aux chocs et aux brûlures … pendant l'exposition aux champs électriques et magnétiques".

Mais la commission (ndlr : ICNIRP) "s'est couverte" en ajoutant une note d'avertissement : "Ces directives ne sont pas prévues pour être un système complet de protection pour le public". »

Dans les conclusions présentées hier le Dr Robin Smart a indiqué que la recommandation de cette commission était "clairement insouciante".

"En effet il est impossible d'imaginer l'humain vivre de manière permanente dans un endroit où il y a constamment un rayonnement de 100 micro tesla ".

"Cette norme n’a jamais été testée et son innocuité n’est aucunement prouvée".

Les études internationales sur les effets d’une exposition aux lignes électriques qui ont été aussi citées par le Dr Robin Smart, ont conclu à un plus grands taux de leucémie d'enfance, de mortalité, de maladies neuro-dégénératives, de maux de tête, de dépressions et de suicides.

Une étude de Nouvelle Zélande datant de 1997 de Ivan Beale de l'université d'Auckland a été également citée, dans lequel il a été étudié 540 Aucklanders vivant dans des maisons près des lignes à haute tension comparativement à un autre groupe témoins. L'exposition aux champs magnétiques s'est étendue de 0.67 micro tesla à 19 micro tesla. Une des conclusions étant qu’il y avait des différences significatives entre les groupes dans deux des dix paramètres d’études, concernant la mémoire, le raisonnement ou la dépression. Les femmes, en particulier, ont eu un taux de diminution du raisonnement et de dépression cinq fois supérieur, en corollaire direct par rapport au temps d’exposition qu'elles ont passé dans les maisons exposées, comparées aux hommes.

Un autre Docteur d'Auckland, Laura Bennet, était également présente hier.

Cette physiologiste foetal et néonatal possède un doctorat de médecine pédiatrique, elle est venu à la réunion d'hier en tant que résidante de Clevedon, où on installe des pylônes d’une ligne THT de 400KV. Elle a déclaré que l'Organisation Mondiale de la Santé a approuvé un principe "d'approche de précaution" relatif à la question de CEMs. L'OMS a mis souvent d'accent sur des directives pour protéger les populations vulnérables telles que les femmes enceintes, les bébés à venir, et les enfants.

Néanmoins, "l'approche de précaution a indiqué que nous conservons ces lignes en tenant compte des risques sanitaires présents et futurs, y compris ceux que la

 

science étudie encore par rapport aux coûts, afin que ceux-ci soient appropriés par rapport à l’atténuation des risques".

D'une part, l'approche dite "du principe de précaution", d’après les dires de Transpower, détermine sa politique sur ce qui pourrait être fait pour réduire les impacts à peu ou sans coût.

Mais il n'y avait aucun engagement ou contrainte de normalisation. « C'est pourquoi nous continuons à voir des maisons construites près ou sous des lignes à haute tension," a déclaré le Dr Laura Bennet.

(ndlr de Next-up : Le rapport gouvernemental du 25 juin 2007 du Dr Laura Bennet, et d’Andrian Kinsler disponible en anglais sur le site internet du gouvernement de NZ est explicite en précisant " qu’aucune étude ne réfute par exemple le lien entre les ELF des CEM et les leucémies, mais le pire étant que les conclusions des études en cours convergent toutes vers cette évidence". Nous pouvons y lire en dernières lignes de conclusion qu’il est expressément demandé face à ces constatations un acte de santé publique fort par "l’adoption immédiate d’un couloir de 300 mètres" sans aucune habitation. E-mail du Dr Laura Bennet : l.bennet at auckland.ac.nz)

Le laboratoire national des rayonnements du ministère de la santé a indiqué suite à cette étude qu'il a soutenu la création d’un ministère de l'évaluation de l'environnement pour les THT. Les questions d’évaluation des dits champs électriques et magnétiques ont été souvent mis en avant et proposés comme un souci de santé pour le public dans le développement ou une mise à niveau du réseau de transmission de l'électricité (RTE). Les directives internationales étaient « bien établies et largement reconnues », et sur une base qui a donné confiance au public. Elle a également assuré que la prise de décision était conforme et basée sur une science identifiée. Transpower dit qu’aucune nouvelle politique ne devrait pas être arbitrairement inférieure aux directives d'ICNIRP, et elle devrait refléter seulement une directive et "non pas une norme obligatoire". Des centaines de ménages du sud d'Auckland sont exposées aux lignes de transport de l'électricité, avec une masse de maisons construites directement dessous.

Tandis que le but principal de l'enquête est d'éliminer le besoin de Transpower de se passer des consentements et d’avoir les coudées franches sur les problèmes liés aux déploiements des lignes, un autre est de passer en revue l’état de la science de ce que sont les niveaux acceptables des champs d'électriques et magnétiques.

Plus tôt dans le mois, le ministre de l'énergie David Parker a dit que compte tenu des résultats "possibles" il souhaitait l’arrangement d'une nouvelle norme environnementale concernant les niveaux d'exposition.

Email Simon O'Rourke

Supplément de Next-up : Vidéo HD d’une interview du négationniste Français André Aurengo.

vendredi 03 août 2007, a 02:29
http://www.ateliersante.ch/electromagnetique.htm
 

  Atelier Energies et Santé - "Stratégies pour une santé optimale"



LES POLLUTIONS ÉLECTROMAGNÉTIQUES
De quoi s'agit-il ?
Par quoi les rayonnements sont-ils émis ?
Quels sont les risques pour la santé ?
Comment les détecter, les mesurer ?
Comment les éviter ou les minimiser ?


Les champs électromagnétiques

et leurs effets sur la santé




L'électricité est à la base de l'activité de toutes les fonctions vitales :
Le coeur, le cerveau, les muscles sont commandés par des signaux électriques.
Chaque cellule (composante de base du corps humain qui en compte quelques centaines de millions), possède une ou plusieurs petites "piles électriques" que l'on appelle des "mitochondries".
Ce sont les impulsions électriques fournies par ces mitochondries qui sont à la base même de la VIE.

Au cours du dernier siècle écoulé, suite au développement de la technologie humaine, tous les champs électriques et magnétiques ont été multipliés sur la planète, selon les endroits, par des centaines, voire des milliers de fois.
Notre organisme n'y est pas préparé, et n'a pas eu le temps de s'adapter à ces nouvelles données.

Notre environnement électromagnétique saturé modifie dangereusement les informations électriques naturelles intervenant dans le fonctionnement des organismes vivants.

Les champs électriques et magnétiques induisent dans notre corps des courants qui interférent avec ceux de l'organisme et peuvent provoquer des effets biologiques désastreux ayant des répercussions importantes sur la santé.

Tous les champs électriques naturels, biologiques, sont émis en mode "continu" et à très faible voltage, les courants artificiels sont en "alternatif" avec des voltages très élevés.



Il existe deux types de champs : Les champs électriques (CE) :
Ils sont émis par tout fil parcouru par un courant.
On retrouve ces champs partout où passe un fil sous tension (l'émission a lieu TOUT LE LONG des fils parcourant les plinthes des maisons, dans les cloisons, etc...) Ils augmentent d'intensité quand on branche un appareil sur le secteur ou qu'on allume une lampe.
On les retrouve aussi sous les lignes à haute tension. Sous certaines lignes, ces champs sont d'une telle intensité qu'ils peuvent allumer spontanément un tube néon tenu à la main.
Plus on est proche de la source, et plus le champ électrique est élevé, plus la tension est élevée.

Les champs électriques se mesurent en V/m (volts par mètre).

Les champs magnétiques (CM) :
Ils sont émis par les moteurs électriques, les transformateurs, radio-réveils, sèche cheveux, tous les écrans, ordinateurs, imprimantes, fours à micro-onde, fers à repasser, téléphones mobiles, etc...

Ils sont beaucoup plus dangereux que les champs électriques.

Les champs magnétiques dont il est question ici sont exprimés en milli gauss (mG).
Les normes en cours d'élaboration retiennent comme unité de l'induction magnétique le tesla.
Sachant que 1 tesla = 10 000 gauss, 1 mG = 100 nT (nanotesla).




LES EFFETS BIOLOGIQUES CONSTATÉS

Ils sont innombrables, et en fait ils exerce une influence néfaste dans TOUS les cas et dans TOUTES les circonstances.

Quelques exemples : Maux de tête, malaises, nervosité, irritabilité, dépression. Difficultés de concentration, insomnies. Manque de repos : on se réveille plus fatigué que lorsque l'on s'est couché. Diminution des défenses immunitaires. Acidification de l'organisme. Augmentation du risque de fausses couches. Diminution de la sécrétion de mélatonine. Enfin, à plus long terme, risque de cancers, leucémie, tumeurs du système nerveux...

Liste non exhaustive. La sensibilité personnelle peut évidemment varier dans de grandes proportions, allant de l'insensibilité (apparente... et pour combien de temps ?) à l'allergie immédiate et brutale.
Les études de nocivité :
Les premières études datent de 1970 aux Etats Unis, où pour la première fois des chercheurs ont mis en relation des troubles de leurs patients (céphalées, insomnies, dépressions, irritabilité) et le fait qu'ils étaient tous soumis à des champs électromagnétiques intenses sous des lignes à haute tension.
Un document interne de la centrale électrique du Rhin-Westfalie en RFA à Essen met en évidence des phénomènes de dégénération cellulaire.
La membrane de la cellule modifie ses caractéristiques pour une excitation supérieur à 15/20 mv, on constate alors une inversion momentanée de la charge.
Dans le cas de tensions alternatives, la sensibilité est fonction de la fréquence. La sensibilité la plus grande se situe aux alentours de 50 Hz (courant électrique "domestique").
Dans le cas d'expositions à des champs très intenses (ligne à haute tension, émetteurs TV de forte puissance) une étude américaine de 1990 conduite pendant 15 ans a signalé parmi les conséquences possibles sur le corps humain : leucémie et destruction partielle du système nerveux central.



Importance de l'exposition aux champs pendant le sommeil : Une personne allongée et en état de sommeil est jusqu'à 400 fois plus vulnérable à l'environnement électro-magnétique que debout et en activité, et c'est également le seul moment où la personne reste aussi longtemps immobile au même endroit.

D'OÙ L'EXTRÊME IMPORTANCE de veiller à obtenir dans les chambres à coucher des valeurs de champs électromagnétiques LES PLUS FAIBLES POSSIBLE.

Toutes les étude sur le système immunitaire montre clairement qu'il faut dormir dans une zone saine, la chambre à coucher est donc l'endroit d'une maison qui doit demander le plus d'attention.

On a constaté que les personnes soumises à des champs élevés et de fréquence basse (inférieurs à 50Hz) ont une moindre activité de la glande pinéale, et donc une diminution de la production de mélatonine.

Or la mélatonine est indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire, inhibe la prolifération des cellules cancéreuses et régule les cycles biologiques. C'est l'une des clefs du "système anti-vieillissement".
La production de mélatonine n'est pas constante, les pics maxi ont lieu pendant le sommeil.
LES SEUILS DE RISQUES Les risques dépendent de l'intensité du champ et du temps d'exposition.

Le Guide officiel provisoire (CEE) pour l'établissement des limites d'exposition aux CE et CM de 50/60 Hz indique

5 kV/m pour le champ électrique et 1000 mG (= 1 G) pour le champ magnétique,
alors que le véritable seuil de risque admis en expertises biologiques serait de l'ordre de

5 V/m pour le CE et de 1 mG pour le CM.             soit 1000 fois moins ! !
Les risques paraissent négligeables en-dessous de 5 V/m (CE) et 0,5 mG (CM).

Quelques mesures intéressantes :

Grille-pain : 40 V/m Fer à repasser : 60 V/m Sèche-cheveux : 40 V/M, et tout près de la tête ! Un réfrigérateur produit 60 V/m à 50 cm, un mixer 50 V/m et une Stéréo : 90 V/m. Un moniteur d'ordinateur émet un champ électrique maximum avec un fond blanc (les trois canons à électrons, rouge, vert, bleu, sont en fonctionnement pour produire le blanc). Si le moniteur répond à la norme MPRII, nous auront 30v/m à une distance de 50cm, et avec la norme MPRIII nous auront 10v/m à 30cm. Un ouvre-boîte émet un champ magnétique de 100 à 3000 mg Un sèche-cheveux jusqu'à 2000 mg et un rasoir électrique 1500 mg ..... Mais le pire reste le téléphone mobile....



OU ET QUAND SOMMES-NOUS EXPOSES ? Champs électriques
Lignes haute tension, câbles électriques, rallonges, cordons d'alimentation, appareils électriques non raccordés à la terre, structures métalliques (poutrelles de construction, armature du béton) situées dans un champ électromagnétique. Lits et sommiers métalliques, mais également bois (lambris, bois de lit) s'ils sont en contact avec des câbles électriques, couvertures électriques, matelas à eau, radioréveils, lampes de chevet (20 à 40 V/m si l'interrupteur coupe le neutre au lieu de la phase) ou de bureau.

Champs magnétiques :
Lignes haute tension, câbles électriques, tous les appareils comportant un transformateur ou un variateur d'intensité (électroménager, télé, hi-fi, moteurs électriques, tubes fluorescents et lampes halogènes), radioréveils (jusqu'à 2 mG à 50 cm), écrans vidéo, convecteurs, panneaux rayonnants, compteur électrique, chauffage par le sol, installations électriques non parallèles (phase et neutre empruntant un passage différent), etc...

Les écrans vidéos (TV et ordinateur) :
Emission de CEM de diverses fréquences : très basses, basses, moyennes, hautes, très hautes fréquences hertziennes, infrarouge, ultraviolet, rayons X et champ électrostatique + faible distance + temps passé.

Les téléphones mobiles :
Sont extrêmement dangereux.
L'antenne d'un téléphone mobile se trouvant à dix centimètres du cerveaux, les conséquences sont évidentes.

Mais les antennes ré-émettrices semblent détenir la palme de la nocivité.
Ainsi, ces téléphones sont également d'une très grande nocivité même pour ceux qui n'en possèdent pas, car ces antennes qui se sont multipliées ces dernières années, sont de puissants émetteurs de champs nocifs, tous azimuts.

Les fours à micro-ondes :
Non seulement ils génèrent des champs électro-magnétiques très puissants, mais des fuites éventuelles par des joints abîmés peuvent provoquer des graves lésions, et les aliments qui en sortent ne sont plus que des aliments morts, dont les polarités ont été inversées ...

PRÉVENTION :
Les champs électriques sont arrêtés par certains obstacles, mais le métal, le bois, le plâtre rayonnent les CE.

Les champs magnétiques sont beaucoup plus difficile à gérer, car ils traversent pratiquement TOUS les matériaux : attention aux lignes électriques extérieures, appareils dans les pièces voisines, de l'autre côté du mur, chez le voisin ...

Dans la pratique, même s'il s'agit de phénomènes différents avec des propriétés différentes, la plupart des professionnels ne savent pas distinguer les champs électriques des champs magnétiques. Pour cela, il faut utiliser des détecteurs spéciaux très sensibles, capables de différencier les champs.





D'une manière générale, il convient de :

S'éloigner des sources de champs et éloigner tous les appareils électriques du lit.

Ne JAMAIS faire passer une rallonge derrière la tête de lit pour raccorder les lampes de chevet. Il existe TOUJOURS d'autres solutions. Utiliser une lampe de chevet de faible voltage et l'éloigner au moins à 1 mètre du lit.

Attention aux prises de courant : veiller à ce que la fiche de toutes les lampes dotées d'un interrupteur soient branchées de manière à couper la phase et non le neutre (vérification avec un tournevis testeur).

Raccorder à une bonne prise de terre tous les éléments métalliques de l'habitation (inférieure à 10 ohms).

Raccorder TOUS les appareils électriques à la terre (câble 3 conducteurs).

Faire passer les fils électriques aller, retour et terre dans la même gaine.

Veiller à une distribution en épi des conducteurs électriques (pas de boucles fermées).

Utiliser du câble blindé dans certains cas (raccorder le blindage à la terre). Un câble blindé simple annule le champ électrique. Un câble torsadé (ou utilisant un blindage à base de matériaux ferromagnétiques) réduit également le champ magnétique.

Utiliser un (ou des) interrupteur automatique de champ (substitue une tension continue en 12 volts aux 220 volts alternatifs du secteur, lorsqu'aucun appareil n'est en fonctionnement sur le circuit raccordé à l'interrupteur de champ).
Cela représente un investissement de l'ordre de 200 euros, qui, bien utilisé, a pour effet de couper l'essentiel des CEM du logement pendant toute la nuit et une bonne partie de la journée (d'où appréciable économie d'énergie ...).

Dans le cas de points d'allumage multiples pour un couloir ou une pièce (au delà de deux généralement) utiliser des télérupteurs basse tension.

Vérifier à ce que personne ne dorme derrière une cloison contre laquelle est posée une TV, un ordinateur, une chaîne HI-Fi, etc...

Ne pas dormir à proximité du coffret électrique (compteur, tableau).

Ne pas dormir au-dessus de masses métalliques (voiture dans le garage, chaudière...).

Ne pas dormir sous l'axe de l'antenne télé.

Supprimer ou couvrir les miroirs importants (armoire à glace, coiffeuse) qui réfléchissent et amplifient les effets des rayonnements.
Comment se décharger ?

Après avoir été exposé à des CEM (TV, ordinateur, proximité immédiate d'appareils électriques ou de points d'éclairage, surtout halogènes ou fluorescents) on peut évacuer la charge accumulée dans le corps très simplement : la douche est le moyen le plus efficace, mais encore passer les mains sous l'eau pendant 1 minute, se mettre en contact avec une terre (partie métallique apparente d'un radiateur, borne de terre d'une prise) ou, à l'extérieur, mettre les mains dans l'herbe pendant 1 minute.


CONCLUSION

Etre informé des problèmes possibles, c'est bien.
Faire vérifier son installation électrique, c'est beaucoup mieux !!
Et l'investissement en vaut la peine...

Mais le problème des pollution électromagnétiques n'est, évidemment, qu'une facette des effets de rayonnement et des diverses nocivités que l'on peut subir dans l'habitat ou le lieu de travail.

jeudi 12 juillet 2007, a 22:28
Champs Electro Magnétiques dans les maisons(paru: La maison du siécle)
 

 
Les champs électromagnétiques dans les maisons canadiennes

En juin 2001, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classait les champs magnétiques de 60 Hertz, " peut-être cancérogènes ". Le CIRC conclut que le risque relatif de leucémie double chez les enfants exposés de façon chronique à des champs magnétiques d'au moins 4 milliGauss (ou 0,4 microTesla).

Le spectre électromagnétique non-ionisant
(radiation incapable de libérer des électrons d'atomes ou de molécules vivantes qu'elles traversent)

Fréquences extrêmement basses 0 à 1 000 Hertz (Hz) Très basses fréquences 1 à 200 Kilohertz (KHz) Radiofréquences 0,2 à 300 Megahertz (MHz) Micro-ondes 0,3 à 300 Gigahertz (GHz) Infrarouge 300 à 400 000 GHz Visible 400 000 à 800 000 GHz Ultraviolet 800 000 GHz aux rayons X Les champs électromagnétiques (CEM) de fréquences extrêmement basses sont émis par les lignes, transformateurs, appareils et câbles électriques.
Ils comprennent :
· les champs électriques, émis quand un câble ou appareil est branché (sous tension) et dont l'intensité dépend du voltage;
· et les champs magnétiques, générés quand un appareil est allumé et qu'un courant circule, et dont l'intensité est fonction de l'ampérage.
Jusqu'ici, les études médicales se sont surtout préocuppées des champs magnétiques, principal objet du présent rapport.

L'évitement prudent des CEM
Suivant la tendance internationale, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) recommande d'apppliquer le principe de précaution lorsqu'un risque pour la santé est possible mais non prouvé hors de tout doute. La SCHL préconise l'évitement prudent, c'est-à-dire facile et abordable, des expositions non nécessaires aux CEM. Le problème est pertinent au Canada, où les champs magnétiques sont en moyenne deux fois plus élevés qu'aux Etats-Unis et jusqu'à dix fois plus élevés qu'en Europe, où l'usage du 220 volts permet de réduire l'ampérage, source de champs magnétiques.
En 1995-96, la SCHL effectuait 43 mesures de l'exposition résidentielle aux CEM à travers le pays : 11 en Colombie-Britannique, 8 dans les Prairies, 18 en Ontario et six au Québec, ainsi que des mesures de mitigation visant à minimiser l'exposition du public. Ce document résume cette étude préliminaire non publiée. (1)
L'étude a révélé que le respect du Code de l'électricité, l'application de bonnes pratiques de câblage ainsi que l'éloignement des sources émettrices permetttent de minimiser l'exposition des gens aux CEM. Par exemple, lorsque l'on rapproche en parallèle deux conducteurs, soit celui d'amenée et celui de retour, transportant la même quantité de courant, les champs magnétiques qu'ils émettent s'annulement presque complètement. Par contre, des champs élevés sont générés par les appareils qui n'utilisent qu'un simple conducteur (sans retour), tels les gradateurs et les systèmes domotiques qui envoient un signal, infrarouge ou autre, sur le câblage résidentiel ( " courant porteur ") de 120 volts.
Comme l'intensité des champs diminue rapidement à distance, la principale mesure de prudence consiste simplement à s'éloigner le plus possible des sources émettrices. Dans une maison, cela veut généralement dire se distancer à au moins 50 cm et idéalement à plus d'un mètre des appareils cotoyés pendant plusieurs heures par jour, puisque les risques potentiels pour la santé sont associés aux expositions élevées chroniques, c'est-à-dire prolongées et régulières. Il faut par exemple éviter de placer un lit près ou de l'autre côté du mur d'un réfrigérateur ou du panneau de service électrique, puis que les champs magnétiques traversent les matériaux. Comme chaque maison est un cas d'espèce, seule une mesure du champ magnétique faite avec un appareil appelé gaussmètre pourra dévoiler si l'on s'expose à un champ anormalement élevé.


Champs magnétiques (mesurés en milligauss) à diverses distances
(Bonneville Power Administration, 1993)

Source 0,3 mètre 1 mètre 33 mètres Ligne de 115 kV
(puissance de pointe)   4 1 Ligne de 500 kV
(puissance de pointe)   27 7 Télévision 2-30 0,1-2   Cuisinière 4-40 0,1-1   Lampe fluorescente 5-20 0,1-3   Séchoir à cheveux 1-70 0,1-3   Rasoir électrique 1-90 0,4-3   Principales sources d'émissions résidentielles
L'électricité est produite dans des centrales puis transportée par des lignes de transmission à haute tension. Celles-ci acheminent le courant vers des postes de transformation qui en diminuent le voltage. Prennent ensuite le relais les lignes de distribution de quartier qui consistent en deux conducteurs (primaire et secondaire) ainsi qu'un fil neutre. Le voltage, qui varie entre 4 000 et 34 500 volts sur ces lignes, est réduit à 110-220 volts par un transformateur installé au haut de certains poteaux, puis il transite par le fil secondaire au bas du poteau pour se rendre à l'entrée de service des maisons. Pour des raisons de sécurité, le fil neutre est mis à la terre au transformateur et à chaque résidence.

Les lignes de distribution et les postes de transformation sont plus souvent les principales sources d'exposition aux champs magnétiques que ne le sont les lignes de transmission, plus éloignées de la majorité des maisons. Par contre, d'après l'auteur principal de l'étude faite pour la SCHL, Andrew Michrowski, les deux-tiers de la pollution électromagnétique résidentielle sont attribuables à des erreurs de cablage dans les maisons, aux appareils électriques et aux courants résiduels générés par la mise à la terre (MALT) typiquement effectuée sur l'entrée d'eau en milieu urbain.

L'étude
L'étude a consisté en 43 visites de 36 bâtiments résidentiels à travers le pays, dont un immeuble multi-logements. Quelque 10 000 mesures furent prises dans 338 pièces puis des exercices de mitigation des CEM furent ensuite effectués dans sept maisons à problème. L'on a choisi un profil représentatif des résidences canadiennes (urbaines, suburbaines, rurales et mobiles, et par type de matériaux de construction). Les données recueillies s'apparentent à celles issues des mesures faites dans 1 500 autres maisons à travers l'Amérique du nord, principalement par l'Electric Power Research Institute (EPRI) américain.

L'on a mesuré plusieurs types de radiations non-ionisantes : les champs électriques et les champs magnétiques de 60 Hz, le champ magnétique terrestre, et enfin des radiofréquences et micro-ondes émises par diverses sources. À l'époque, aucune des maisons visitées n'était située à proximité d'antennes de téléphones mobiles. Aujourd'hui, comme ces antennes sont souvent présentes en milieu résidentiel, il y a lieu de mesurer la densité des micro-ondes et des radiofréquences (RF) dans les maisons. Par ailleurs, la plupart des maisons étaient dotées de fours à micro-ondes récents : 20 % d'entre eux dépassaient la norme adoptée par Santé Canada pour les émissions RF de ces appareils, de 1 milliWatt/cm2.

Enfin, l'on a mesuré le degré de perturbation du champ magnétique terrestre à 42 endroits, soit principalement où des lits étaient placés. Sept d'entre eux étaient perturbés, trois étaient très perturbés et deux étaient hautement perturbés (au moins 10 000 nanoTeslas par mètre), selon une classification faite par des médecins allemands et français. Les déviations géomagnétiques peuvent être causées par des objets denses siutés à plusieurs mètres mais directement sous un lit, par exemple un réfrigérateur, une voiture dans un garage ou une fournaise, et même d'un sol métallifère ou d'une rivière souterrainne. Selon un rapport publié par l'Organisation mondiale de la santé publié en 1987, les variations du champ magnétique statique peut induire des potentiels électriques dans le système circulatoire et stimuler les cellules nerveuses et musculaires. Ce genre de perturbation, manifeste dans une maison sur dix, peut être atténuée en plaçant deux petites antennes dipolaires plates, appelées Dar-Zon, sous le matelas.

Les pièces les plus exposées
Les mesures des champs magnétiques ont été faites dans trois conditions :
1. avec tous les appareils électriques éteints (mode tout éteint) ;
2. avec tous les appareils allumés (tout allumé) ;
3. et en situation courante (telle quelle), avec seulement quelques appareils allumés.

Comme les champs magnétiques sont générés par le courant, il est normal qu'ils aient été plus élevés en mode tout allumé, principalement:
· dans les coins des pièces, pour une moyenne de 5,44 milliGauss (mG), comparativement au centre des pièces (2,09 mG)
· dans les coins des chambres d'enfants (7,45 mG en moyenne sur 188 mesures), des cuisines (6,13 mG), de toutes les chambres (6,06 mG) et du sous-sol (6 mG), avec des pointes près de l'entrée de service électrique.

Les chambres d'enfants sont typiquement plus petites et les lits y sont souvent placés dans les coins, près de l'entrée électrique, d'une plinthe électrique ou d'appareils émettant des champs élevés, souvent à cause de la présence d'un transformateur servant à diminuer le voltage. C'est aussi dans les chambres d'enfants que l'on mesura le champ moyen le plus faible (1,5 mG) au centre des pièces, sans doute parce que les champs émis par les transformateurs s'atténuent rapidement à distance. Le champ magnétique moyen le plus élevé au centre d'une pièce (3,09 mG) fut mesuré dans les sous-sols, où l'on retrouve généralement le panneau de service électrique principal et des appareils puissants telle la fournaise.

Les champs étaient jusqu'à deux fois plus élevés dans les communautés urbaines qu'en zones de faible densité. Ils étaient également plus élevés dans les banlieues très peuplées, quoi que des pointes pouvaient être mesurées dans des quartiers de densité moyenne, reflétant un plus grand usage d'appareils électriques ou l'impact des erreurs de câblage.

Types de maisons
Par ailleurs, l'on a mesuré les champs moyens les plus élevés dans les habitations finies en brique (3,64 mG) et en métal (2,97 mG). Cela est dû au fait que les maisons de briques sont souvent plus anciennes : en mode tel quel, avec seulement quelques appareils allumés, c'est dans les maisons bâties avant 1960 que l'on a mesuré les champs les plus élevés (3,09 mG en moyenne dans les coins). Plusieurs de ces maisons sont encore dotées d'un câblage sur boutons et tubes de porcelaine, qui génère des champs élevés. Les gens habitant dans des maisons mobiles, finies en métal et plus petites que la moyenne, peuvent difficilement s'éloigner des sources de champs magnétisme. L'on mesura un champ magnétique moyen de 3,35 mG dans les coins des résidences multi-logements en situation courante (mode tel quel), comparativement à 1,72 mG, dans le cas des maisons unifamiliales.

Globalement, l'on mesura les champs magnétiques les plus élevés dans les maisons de taille moyenne, de 100 à 150 mètres carrés (1 000 à 1 500 pi2), et petite (60-89 m2), avec des mesures respectives de 3,8 et de 3,18 mG. Le champ moyen était jusqu'à trois fois plus bas dans les très grandes maisons. Les champs sont plus élevés aux heures de grande consommation électrique, soit le matin et à l'heure du souper en été et en hiver, durant les pointes de climatisation et de chauffage électrique. Des champs très faibles furent mesurés dans des maisons modèles de la SCHL, à très faible consommation énergétique et non chauffées à l'électricité. Toutefois, dans le cadre de cette étude, les maisons chauffées au gaz naturel n'affichaient pas des champs magnétiques significativement plus faibles que celles sans gaz (moyennes combinées de 2,46 mG vs 3,1 mG respectivement).

Mises à la terre
Ontario Hydro Research a découvert en 1990 que que la principale source de champs magnétiques résidentiels de 60 Hertz était probablement la mise à la terre (MALT) effectuée en branchant le fil neutre principal sur l'entrée d'eau. La MALT a pour but d'éviter l'électrocution ou l'incendie en cas de court-circuit ou d'atteinte par la foudre. La surcharge est alors acheminée vers le sol par la route la plus facile, soit celle qui offre la plus faible résistance au passage du courant ; en ville, il s'agit de l'entrée d'eau des maisons, dont la nature métallique, le fait qu'elle contienne de l'eau et l'ampleur du contact au sol du réseau d'aqueduc assurent une excellente conductivité.

Par contre, la MALT sur l'entrée d'eau peut générer des CEM résiduels inattendus pour deux raisons. " Premièrement, une certaine partie du courant de retour peut passer par le tuyau d'eau et non par le fil neutre de l'entrée de service, causant un déséquilibre (courants inégaux sur les conducteurs vivants et neutre). Lorsqu'il y a déséquilibre, il y a aussi diminution de l'annulation des champs magnétiques (qui rsulte du passage d'un courant d'ampérage égal sur deux conducteurs rapprochés, rappellons-le), donc source de champs magnétiques. Deuxièmement, le courant de retour passant sur le tuyau d'eau peut suivre le conduit principal d'eau, et alors monter par les MALT des résidences avoisinantes. Il s'agit d'une situation inhabituelle, causée normalement par un mauvais raccordement du fil neutre à une maison. Lorsqu'il est présent, ce courant de MALT devient une source importante de champs magnétiques dans une maison, particulièrement dans les pièces situées au sous-sol ou près des conduites d'eau ou des conducteurs de MALT." (2)

Dans les quartiers urbains à haute densité, la MALT faite sur l'entrée d'eau génère des champs magnétiques dans la majorité des résidences. Souvent, il suffit qu'une entreprise ou qu'une industrie démarre un moteur ou une autre appareil puissant pour que le champ magnétique soit momentanément multiplié par dix dans tout le quartier.

Le système électrique d'une maison comprend plusieurs câbles, tuyaux et appareils devant être mis à la terre au panneau électrique principal, le seul qui doive être relié à la terre. Si par erreur de multiples MALT sont effectuées, par exemple à divers endroits sur l'aqueduc dans un immeuble multifamilial, un champ magnétique résiduel est généré. Celui-ci peut revenir dans la maison via divers objets métalliques comme un tuyau de gaz, le fil de MALT, ainsi que les câbles de téléphone et de télévision.

17 maisons à problème sur 36
Sur les 36 visitées dans le cadre de l'étude, 17 d'entre elles contenaient au moins un fil de mise à la terre conduisant un courant de 1 à 4,4 ampères en mode tout éteint. Un courant de 1 ampère génère un champ magnétique de 2 mG mesurable à un mètre du câble. Le courant était le plus élevé quand la MALT était effectuée sur l'entrée d'eau. Les champs magnétiques transportés par des conducteurs simples (sans retour) s'atténuent moins rapidement à distance. Carré de la distance Cette situation est d'autant plus problématique quand le courant traverse la maison parce que l'entrée d'eau et le panneau électrique principal sont situés sur des murs opposés.

Le problème fut rapidement réglé dans cinq de ces maisons en plaçant le panneau principal près de la MALT faite sur l'entrée d'eau ou, généralement à la campagne, sur une ou deux tiges métalliques enfouies. Ceci évitait d'exposer les occupants dans les autres pièces. Dans les 12 autres maisons, avec tous les appareils allumés, le champ moyen mesurait 7,89 mG dans les coins et 2,84 mG au milieu des pièces. Dans sept des 17 maisons, la mise en fonction d'appareils électriques générait 5,78 ampères en moyenne sur l'entrée d'eau.

Manitoba Hydro a participé à un exercice de mitigation de ce problème. Ce service public a permis l'annulation de la MALT par la pose d'un coupleur diélectrique en PVC sur l'entrée d'eau côté extérieur de la maison, annulant la conductivité du tuyau de métal. La MALT du système électrique et de la plomberie intérieure en métal fut ensuite transférée sur deux tiges de métal enfouies à dix pieds de distance et reliées entre elles par un fil de cuivre, conformément au Code de l'électricité, qui n'impose plus la MALT sur l'entrée d'eau en milieu urbain. D'ailleurs, plusieurs industries et les compagnies d'électricité utilisent cette méthode à base de tiges.

Une autre solution consiste à maintenir la MALT sur l'entrée d'eau et de poser le coupleur 3 mètres plus loin, cette longueur de tuyau métallique étant suffisante pour protéger une maison contre la foudre. Dans un cas précis, où l'on a aussi isolé un conduit de ventilation qui touchait à un tuyau mis à la terre puis installé, l'intensité des champs fut diminuée par un facteur de 20.

Les exercices de mitigation ont démontré qu'il est souvent facile et abordable de réduire considérablement les champs magnétiques dans les maison, par exemple en corrigeant des violations du Code de l'électricité. Ces erreurs sont responsables de 40 % des champs anormalement élevés, selon certains experts. Par exemple, il peut s'agir d'un câble de retour de courant qui suit un parcours différent de celui du câble d'alimentation, encerclant effectivement toute une zone, parfois plusieurs pièces, d'une boucle de courant. Dans d'autres cas, une plinthe électrique de 240 volts est branchée à partir de deux circuits de 120 V ou les conducteurs neutres de deux circuits séparés sont raccordés dans une boîte de jonction. De telles violations du Code peuvent générer des champs magnétiques jusqu'à 20 fois plus élevés à chaque fois qu'un appareil, même une petite lampe, est allumé.

Dans un autre exercice, une compagnie d'électricité a réduit de 6,3 à 0,68 mG le champ magnétique mesuré dans une chambre à coucher située à trois mètres d'une ligne de distribution. Il a suffit de rapprocher les trois conducteurs de la ligne, d'équilibrer le courant circulant sur ceux-ci et d'améliorer les points de contact entre les conducteurs et trois transformateurs installés au haut d'un poteau.

Conclusion
Cette étude a démontré que plusieurs maisons canadiennes connaissent des problèmes de CEM qui pourraient facilement être corrigés. Les profesionnels du bâtiment et les électriciens en particulier requièrent une formation continue dans la prévention, la détection et la mitigation des CEM. La SCHL souhaite collaborer davantage avec les compagnies canadiennes d'électricité pour faire avancer les connaissances dans ce domaine. À l'avenir, il faudra approfondir les études dans des domaines connexes, tels les effets synergiques des CEM de 60 Hz avec les champs magnétiques statiques, les émissions des radiofréquences et d'autres phénomènes dont les hautes fréquences transitoires et l'ionisation de l'air.

(1) Survey of electromagnetic field levels in Canadian Housing, étude dirigée par Andrew Michrowski de la Société planétaire pour l'assainissement de l'énergie pour la SCHL, 1996. En collaboration avec l'Association canadienne des constructeurs d'habitation, BC Hydro, le Conseil national de recherches du Canada, Environnement Canada, Manitoba Hydro, Ontario Hydro et Ressources naturelles Canada.

(2) Pollution atmosphérique et champs électromagnétiques, sous la direction des Drs Patrick Levallois et Pierre Lajoie, Presses de l'Université Laval, en 1998.

 

mardi 02 mai 2006, a 19:28
Synthése de l'étude du docteur anglais Gerald DRAPER. 2005
 

Une étude britannique, prudente, relance la question des effets des champs magnétiques
Leucémies et lignes à haute tension : un lien statistique, pas d'explication

 

 

 

Une nouvelle étude de grande ampleur comparant la distance des habitations par rapport aux lignes à haute tension et la survenue de leucémies de l'enfance montre un lien statistique faible, mais réel. Aucune explication basée sur des modèles expérimentaux ne permet de comprendre la cause de cette augmentation du risque relatif.
    En 2001, une monographie du Centre international de recherches sur le cancer (Circ), basé à Lyon, classait les champs magnétiques de très basse fréquence (produits par les lignes à très haute tension) dans le groupe 2B des agents «peut-être cancérigènes». Cette décision était basée sur des «données épidémiologiques limitées» et des données expérimentales animales «inappropriées». Pour le Circ, «le mode d'exposition à cet agent entraîne des expositions qui sont peut-être cancérigènes pour l'homme». Il s'agissait essentiellement de l'exposition aux champs magnétiques de l'électricité domestique dans les maisons. Une nouvelle étude, publiée demain dans le British Medical Journal (1), confirme le travail du Circ et d'autres travaux américains et britanniques, publiés en 2000 et 2004.
    Il existe bel et bien un risque relatif faiblement plus grand que la normale que les enfants nés dans des maisons à proximité de lignes à haute tension soient atteints d'un excès de leucémies infantiles.
    L'étude cas-contrôles a été réalisée par Gerald Draper (université d'Oxford). L'un des coauteurs, John Swanson, est a priori peu suspect de militantisme «antilignes hautes tension» puisqu'il est salarié de l'entreprise qui gère le réseau britannique, National Grid Transco. L'équipe a identifié grâce au registre national des cancers de l'enfant 33 000 cas de cancers d'enfants de moins de 15 ans nés en Grande-Bretagne entre 1962 et 1995. Pour 31 000 d'entre eux, il a obtenu des registres de naissance, la date et le lieu de résidence. La cohorte finale était composée de 29 081 paires : à chaque enfant malade, correspondait un «contrôle», un enfant indemne, de même sexe, né le même semestre dans le même district. Pour calculer les distances entre résidences et lignes électriques, les chercheurs ont sélectionné dans le réseau du National Grid in England and Wales toutes les lignes aériennes de 275 000 et 400 000 volts, plus une petite fraction des lignes de 132 000 volts. Grâce au code postal du lieu de résidence des nouveau-nés, Gerald Draper a identifié ceux qui habitaient à moins d'un kilomètre d'une ligne haute tension.
    Résultats : pour les leucémies infantiles (et non pour les autres cancers, infantiles ou adultes) le risque relatif est plus élevé que la normale dans chacune des tranches de 100 mètres, et jusqu'à 600 mètres de distance d'une ligne. Ainsi entre 0 et 50 m, il est de 1,67 ; entre 50 et 100 m, il est de 1,79 et, de 100 à 200 m, il est de 1,64. Draper a voulu savoir si la relation entre la distance à la ligne et le risque de leucémie n'était pas une conséquence d'un statut socio-économique particulier des habitants proches des lignes. Tout biais social semble écarté, affirme l'auteur. Ils confirment au contraire des travaux antérieurs selon lesquels le risque de leucémie serait plus élevé dans les familles plus riches (sans qu'on ait d'explication).

«Cette étude peut être analysée comme renforçant les données déjà existantes, aboutissant à la même conclusion inexplicable», explique Robert Baan (Circ, Lyon) «Lorsque nous avions classé en 2001 ces champs dans la catégorie potentiellement cancérigène, nous n'avions pas trouvé d'étude liant la distance aux lignes et le risque de leucémie.» Robert Baan précise qu'aux Pays-Bas, une règle établit une zone non-résidentielle au-dessous et à distance des lignes HT.
    Pourquoi ce surrisque modeste ? «Le résultat pourrait être dû au simple hasard, par exemple si les sujets contrôlés ne sont pas suffisamment représentatifs de la population», admettent les auteurs. «Nous n'avons aucune explication satisfaisante pour nos résultats.» Une estimation établit que sur les 400 à 420 cas de leucémies de l'enfant diagnostiqués chaque année en Grande-Bretagne, environ cinq cas seraient associés à la proximité de ces lignes HT. Généralement, les rayonnements à partir d'une source diminuent en intensité directement en fonction de la distance ; mais les champs électromagnétiques émis d'une ligne à haute tension diminuent comme le carré inverse de la distance, et parfois comme le carré au cube ! «Que le surrisque de leucémies s'étende aussi loin de la ligne est surprenant du fait du faible niveau produit par ces lignes à de telles distances», admet Gerald Draper.
(1) BMJ du 4 juin 2005.

4http://bmj.bmjjournals.com/cgi/content/abstract/330/7503/1290

 

Présentation
LeMortainaisSans400000Volts.
Cette association a pour but de lutter contre l’implantation d’une ligne THT 400 000 volts liée à la construction éventuelle d’un réacteur EPR à Flamanville. Nous refusons cette mise en place que ce soit ici ou ailleurs.
lemortainaissans400000volts@yahoo.fr

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commentaire(s)
Sortons du nucléaire...L'opposition à l'éolien, c'est du vent ! c.flipo (27/10/2009 21:42)

Investir pour l'...

http://www.ateliersante.ch/electromagnetique.htm louise (23/07/2009 12:34)

bonjour, que penser ...

http://www.ateliersante.ch/electromagnetique.htm olivier (13/02/2009 11:15)

bonjour , merci de ...

31/01/09 Mortain(50), 3 éme manifestation de Stop THT bibi (11/02/2009 23:30)

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